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CHASSE

La chasse il ne faut pas seulement la défendre, il faut l'expliquer

La chasse est l’une des plus anciennes traditions de l’humanité. Autrefois essentielle à l’alimentation de nos ancêtres, elle a contribué à leur évolution en exigeant une relation adaptée avec les animaux sauvages. Aujourd’hui, cette pratique continue d’évoluer en s’ajustant aux réalités de chaque époque. La chasse moderne, durable et encadrée par des bases scientifiques, intègre des dimensions écologiques, sociales et économiques.

Contrôle des trophées

La taxation des trophées de chasse évalue bois, cornes et défenses selon plus de seize critères, allant des mesures à l’aspect général. Au-delà de l’honneur pour les chasseurs, cette analyse scientifique suit l’évolution du gibier dans les cantons romands. Les résultats, stables et fiables depuis plus d’un siècle, mettent en évidence des tendances régionales et constituent un outil précieux pour orienter les plans de chasse et appuyer le travail des biologistes.

Chamois

Chevreuil

Sanglier

Ces dommages peuvent entraîner :

  • une perte de récolte et donc de revenu pour l’agriculteur,

  • un travail supplémentaire pour remettre les terrains en état,

  • une usure prématurée ou la casse du matériel,

  • une baisse de la qualité du fourrage,

  • des tensions entre agriculteurs et chasseurs.

Les cultures les plus touchées

  • Sanglier : le plus destructeur, surtout dans les prairies, le maïs et les céréales, mais aussi betteraves et pommes de terre.

  • Cerf et chevreuil : préfèrent les céréales et les prairies.

  • Blaireau : gros consommateur de maïs, avec quelques dégâts sur les céréales au stade « en lait ».

L’ampleur des dégâts dépend aussi de :

  • la proximité de la forêt,

  • les pratiques de nourrissage,

  • le climat (plus de dégâts en maïs les années sèches),

  • la diversité des cultures disponibles.

Nos actions

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Surveiller et préserver les habitats

Nos équipes bénévoles ont entretenu 18 km de haies vives et restauré trois mares temporaires favorables aux amphibiens protégés. Chaque chantier fait l’objet d’un suivi photo‑géolocalisé disponible en open data.

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Protéger la biodiversité

En mars 2025, nous avons piloté une opération d’effarouchement ciblé du ragondin, espèce invasive prolifique sur les étangs de la Plaine. À la clé : la nidification rétablie du grèbe huppé et une reprise de la flore aquatique indigène.

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Réguler les populations animales

Cette saison, nos membres ont réalisé 647 sorties encadrées pour équilibrer la densité de sangliers dans la plaine de l’Orbe. Résultat : une baisse de 23 % des dégâts sur cultures de maïs tout en maintenant une structure d’âge saine pour l’espèce.

Comprendre le rôle de la chasse

La chasse est à la fois une pratique de régulation et un engagement en faveur de la biodiversité. Elle contribue à maintenir l’équilibre entre faune et habitats, à prévenir les dégâts causés aux cultures ou aux forêts, et à assurer la santé du gibier. Elle offre aussi des produits naturels de qualité comme la venaison. Les chasseurs, formés et soumis à un examen strict, soutiennent les autorités par leurs redevances et leur expertise. Dans leurs loisirs, ils observent la faune, entretiennent les espaces naturels et respectent la dignité des animaux, tout en partageant leur passion avec leurs proches et leurs chiens de chasse, véritables partenaires culturels et historiques.

Réguler les populations animales

La chasse aide à maintenir un équilibre entre les espèces et limite les risques de dégâts agricoles ou d’accidents de la route.

Protéger la biodiversité

En contrôlant certaines espèces invasives ou trop nombreuses, la chasse contribue à préserver les équilibres naturels et la diversité des milieux.

Surveiller et préserver les habitats

Les chasseurs participent à l’entretien des milieux naturels et signalent les atteintes à l’environnement, favorisant la santé des écosystèmes.

Les différents modes de chasse

Il existe de nombreuses façons de chasser. En Suisse, les pratiques les plus courantes peuvent se regrouper en deux grandes familles

Quel que soit le mode de chasse, la sécurité est primordiale. Les chasseurs portent des vêtements de couleur vive (souvent orange) pour être bien visibles les uns des autres.

Les chasses silencieuses (ou passives)

Le chasseur agit discrètement, souvent seul, pour se fondre dans l’environnement et surprendre le gibier.

À l’approche (Pirsch)

Le chasseur avance silencieusement jusqu’à se trouver à bonne distance de tir, sans alerter l’animal.

À l’affût

Le chasseur attend immobile, généralement au lever du jour ou au crépuscule, sur un lieu de passage du gibier.

À la passée

Similaire à l’affût, mais ciblant les déplacements réguliers des animaux, notamment le gibier d’eau.

Les chasses actives

Le chasseur (seul ou en groupe) se déplace, souvent avec des chiens, pour débusquer le gibier.

Au chien d’arrêt

Utilisée pour le gibier à plume ou le lièvre. Le chien marque l’arrêt en repérant la proie.

Au chien courant

Pratiquée en petit groupe, elle consiste à lancer un ou plusieurs chiens à la poursuite du gibier.

Aux chiens leveurs ou broussailleurs

Les chiens explorent les zones broussailleuses pour débusquer le gibier, ce qui exige une grande vigilance.

Au terrier

Réservée au renard et au blaireau, elle utilise des chiens spécialisés pour déloger les animaux de leur tanière.

(la chasse au terrier n’est pas pratiquée en suisse)

La battue et la poussée

En groupe, des rabatteurs et leurs chiens dirigent le gibier vers des chasseurs postés, ce qui permet un tir précis et sécurisé.

Les dégâts de gibier

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Les frottements répétés et des
entailles laissées par les canines,
présentent un tronc à l'écorce
usée jusqu'à l'aubier.

Housures
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sol retourné à la recherche
d'insectes, vers de terre, mulots etc.

Vermillis ou boutis
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Coupe du bourgeon terminal
et de l’extrémité des rameaux

l’Abroutissement
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Dégâts sur les tiges dus au chevreuil et cerf lors de la libération des bois de leur velours.

La Frayure

Un dégât de gibier désigne toute détérioration causée par un animal sauvage sur des cultures ou des prairies agricoles. Cela ne se limite pas à ce qui est mangé : il peut aussi s’agir de piétinement, de sol retourné, de plants cassés, de clôtures abîmées ou encore de trous creusés, parfois dangereux pour les machines ou le bétail.

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Chasse durable et éthique

« Une pratique responsable, reflet de nos valeurs »

Nous défendons une chasse de proximité, sans trophée ni tourisme cynégétique. Nos membres privilégient des tirs courts et sécurisés, utilisent des munitions sans plomb et respectent un protocole strict de récupération de la venaison. Cette démarche réduit la souffrance animale et valorise une consommation locale, traçable et zéro déchet.

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Formation & sécurité

Être responsable: se former continuellement

Avant d’endosser le gilet du chasseur, chaque candidat suit un cursus de 120 heures : balistique, premiers secours, connaissances de la faune, législation, identification du gibier, tir en mouvement, traitement de la venaison. Des sessions de formation continue annuelle maintiennent ce haut niveau d’exigence.

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